Un potentiel hydraulique de 1730 millions m3 / an

Un potentiel hydraulique de 1730 millions m3 / an

Principaux affluents de Moulouya : Oued Ansegmir, Oued Melloulou, Oued Za

Principaux affluents de Moulouya : Oued Ansegmir, Oued Melloulou, Oued Za

Les eaux de surface
L’oued Moulouya d’une longueur de 600 km environ constitue le principal cours d’eau de la zone d’action de l’Agence du Bassin Hydraulique. Il prend naissance dans la chaîne du Haut et Moyen Atlas et les Hauts Plateaux.

Les principaux affluents de l’oued Moulouya qui sont dans la plupart du temps à écoulement pérenne sont :

  • Oued Ansegmir qui prend naissance des versants Sud-Est du Haut-Atlas

  • Oued Melloulou qui prend naissance des versants Sud-Est du Moyen-Atlas

  • Oued Za qui prend origine des Hauts-plateaux.

Les autres cours d’eau sont dans la plupart du temps à sec et qui ne coulent qu’à l’occasion du passage des crues (3 à 5 crues en moyenne par an) pendant quelques heures à quelques jours.

Le module interannuel observé de l’oued Moulouya au niveau du barrage Mohamed V contrôlant une superficie de 52 000 km2 est de 26,5 m3/s correspondant à un apport moyen annuel de l’ordre de 850 Mm3.

Concernant le régime hydrologique du bassin de la Moulouya, il est soumis à des influences climatiques diverses : aride continentale, méditerranéenne, océanique et à des sources d’alimentation disparates Haut Atlas, Moyen Atlas, Rif et les Hauts Plateaux. Ceci est à l’origine de la complexité du mécanisme de la génération des crues et des difficultés quant à l’analyse et à la gestion des crues en temps réel, tant que plusieurs phénomènes peuvent y interférer. On comprendra d’autant mieux les difficultés que les épisodes pluvieux importants sont rares chaque année et que le nombre de grosses crues connues depuis 1960 est relativement faible (seulement trois crues : Mai 1963, Novembre 1993 et Octobre 2000).

En général, les crues d’Octobre-Novembre sont générées par des perturbations liées à une masse d’air froide d’origine polaire descendant le long de la côte atlantique jusqu’au Sud Marocain. Par la suite, elle remonte la vallée du Draâ jusqu’au versant méridional du Haut-Atlas ou elle précipite par occlusion pouvant provoquer ainsi de très grosses crues dans le bassin de la Moulouya.

Les apports d’eau sont évalués à 1179 millions de m3/an (1939-1996). Ces apports connaissent une sensibilité assez marquée aux aléas climatiques.

Les eaux souterraines

Le Bassin de la Moulouya renferme un nombre d’aquifères qui se différencient par leur importance et leur rendement, selon leurs caractéristiques géologiques. Il compte plus de 40 nappes, y compris les nappes profondes de la zone Taourirt-Guercif. Le potentiel des ressources souterraines exploitable est évalué à 430 Mm3.

Ces nappes sont réparties comme suit :

Nappes de Kert, Gareb – Bouareg, Gourougou, Tlet Azlaf, Guerouaou, rive droite de la plaine du Nekor.
Nappes de Jbel Hamra, Angad, Triffa, Béni Snassen, Bouhouria- Naima, Couloir Laayoune- Taourirt, Chaine des Horst, Tafrata, Ain Béni Mathar, sous écoulement de l’oued Za
Nappes de Chott Tigri- Lahouita, Tamellalt, Figuig.
Nappes de Maarouf- Jel – Sangal, Béni Bou Mahiou, Jurassique du Moyen Atlas.
Autres éléments relatifs au chapitre Ressources en Eau

Le potentiel global des ressources en eau est de 1730 Mm3/an, dont 81% localisé au niveau du bassin versant de la Moulouya


Potentiel des Ressources en Eau
  • Eaux de Surface : 1300 Millions m3
  • Eaux Souterraines : 430 Millions m3